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les tests

test spyro a hero's tail (test de playfrance)  (les tests) posté le mercredi 01 août 2007 14:43


Après avoir connu son heure de gloire sur PsOne où il a vu ses aventures se décliner en trois épisodes développés par Insomniac Games, Spyro le Dragon a vécu un passage difficile sur Playstation 2 avec Enter The Dragonfly, un titre certes toujours aussi mignon mais se reposant beaucoup trop sur les acquis de la série. Cette année, après des mois d’absence, le petit dragon violet est de retour pour de nouvelles aventures enfin dignes du monolithe noir de Sony !

Comme c’est souvent le cas avec ce genre de jeux (destinés avant tout à un public jeune), l’histoire de Spyro Hero’s Tail se caractérise par sa simplicité. Une fois encore, le royaume des dragons court à sa perte mais ce coup-ci ce ne sont plus ses habitants qui sont visés mais l’environnement, tout simplement. Le vilain de l’histoire se nomme Red, un dragon imposant qui comme le laisse présager son nom est de couleur rouge. Banni du conseil des anciens, Red projette de détruire le monde en lui enlevant toute sa beauté. Pour se faire, il parsème le royaume des dragons d’imposantes gemmes sombres. En plus de gâcher le paysage, ces derniers ont de néfastes conséquences sur l’environnement : la vie disparaît autour de chacun des cristaux ; la végétation fane, les infrastructures se détruisent, la morphologie du décor change. Bref rien ne va plus une fois de plus dans le royaume des dragons et c’est encore à Spyro qu’incombe la tâche de venir à bout de cette énième menace.

Dans le fond, cette nouvelle aventure du dragon violet ne dépaysera pas les habitués de la saga. On traverse d’immenses contrées, très colorées à la recherche de bonus en tout genre où l’on collecte des milliers de gemmes. La quête principale de Spyro est de parcourir quatre royaumes et de détruire les dark gems qu’ils cachent. Néanmoins, dès le début de l’aventure, ce sont deux nouvelles tâches « annexes » qui viennent se greffer à la principale : la recherche de light gems et d’œufs de dragon. Ainsi, dans chaque environnement, c’est un nombre précis de ces bonus qu’il faudra trouver pour espérer boucler le jeu à 100%.

Pour se faire, il faudra fouiller de fond en comble quatre royaumes différents, offrants des paysages bien distincts et des challenges de plus en plus corsés. Si le nombre de royaumes, assez réduit, peut surprendre, qu’on se rassure : chacun d’entre eux se décline en trois niveaux, à la superficie gigantesque. Comme c’est de plus en plus le cas avec les jeux d’action-aventure-plateforme, la progression se veut réaliste et on accède aux différents niveaux le plus naturellement possible : une plaine cède très vite la place à une caverne, laquelle conduit à de lugubres marécages. Tout est cohérent et rend le monde de Spyro vraiment crédible. Seul le changement de royaumes, par téléporteur, casse quelque peu ce sentiment. Au final, les douze niveaux offrent une grande diversité visuelle et c’est un véritable régal de s’y promener. De même, les niveaux ne sont pas figés dans leur architecture : la destruction des dark gems s’accompagne toujours de changement dans l’environnement : la faune renaît ; fleurs et brindilles poussent à vitesse grand V, des ponts cassés se réparent instantanément, des colonnes de pierre surgissent de l’eau ou du sol. Bref, le monde reprend vie devant nos yeux. Néanmoins, ces changements ne sont pas seulement d’ordre esthétiques puisque ils seront très utiles à votre progression.

Pour ce qui est de la jouabilité, les habitués de la saga ne seront pas dépaysés : notre dragon peut sauter, voler, cracher des flammes, scruter le décor en vue subjective ou encore charger sur ses adversaires ou certaines surfaces friables. La palette de mouvements est assez pauvre au commencement, mais heureusement n’est pas définitive. Tout au long de l’aventure, Spyro gagnera de nouvelles compétences qui enrichiront de manière considérable son gameplay. La première modification majeure est l’apparition de nouveaux souffles : le feu d’origine pourra céder sa place à de l’électricité, du vent ou de l’eau (curieux pour un dragon), idéal pour multiplier les mécanismes et les situations de jeu. De même, chaque royaume cache un dragon appartenant au conseil des anciens. Ce dernier n’hésitera pas à enseigner de nouveaux mouvements au jeune Spyro : se servir de ses ailes pour éviter les projectiles, pouvoir s’accrocher à certaines structures sur les parois, tout est bon pour aider notre dragon à se sortir de situations parfois périlleuses. De même, récolter des light gems n’est pas vain puisque certains passages réclament l’utilisation d’une capacité bien spécifique, laquelle s’acquiert de manière temporaire lorsque l’on atteint un certain nombre de ces cristaux (invincibilité ou super charge par exemple). Enfin, il sera possible d’échanger les gemmes que l’on récolte auprès d’un marchand contre des objets très utiles, comme des clés pour ouvrir des coffres ou encore des bombes. Ce gameplay aux possibilités nombreuses repose sur une jouabilité de bonne facture. Il ne faut que quelques minutes pour assimiler la jouabilité du jeu et faire faire au dragon ce que l’on attend de lui. Néanmoins, comme c’est malheureusement le cas avec la plupart des jeux en 3D, le titre souffre d’angles de vue parfois confus ou encore de déplacements un peu lents et imprécis (la gestion des sauts est assez mal gérée et on avance le plus souvent à tâtons ; multiples chutes en perspective !). Néanmoins, ces quelques défauts ne sont pas insurmontables et d’une manière générale, le jeu reste parfaitement jouable.

Si la progression peut sembler quelque peu lassante et répétitive, manette en main il n’en est rien. Tout au long de l’aventure, les développeurs ont multiplié les challenges et offrent des défis nombreux et variés. Si de nombreux cristaux ou œufs se récupèrent en atteignant un endroit bien précis ou en ouvrant des coffres (même ces deux formes de récupération ne sont pas de tout repos), Spyro sera confronté à de nombreux mini-jeux pour récupérer les précieux bonus comme aider une maman tortue dont la progéniture sert de repas à de nombreux crabes et vautours, ennemis qu’il faut combattre en vue subjective en les bombardant avec un canon. Ces challenges apportent un peu de variété à l’ensemble mais cela ne s’arrête pas là puisque Spyro n’est plus le seul personnage que l’on peut incarner dans cette nouvelle aventure. Dans les quatre royaumes, on rencontre quelques personnages récurrents qui se proposent de chercher pour le petit dragon œuf et light gems. C’est l’occasion pour nous de participer à des séquences de jeu proposant un gameplay radicalement différent de celui de Spyro. Selon que l’on incarne Hunter, un guépard qui maîtrise l’arc à la perfection, Sparx la libellule, Blinky la taupe ou Sergent Byrd, un pingouin kamikaze, le gameplay prend une nouvelle dimension. Au final, on se retrouve avec un jeu aux situations ultra variées promettant des heures de plaisir devant son écran.

En plus, pour ne rien gâcher, la réalisation graphique est une vraie réussite. L’univers de Spyro brille de milliers de couleurs et même une caverne lugubre devient un régal visuel. Les douze environnements sont variés et regorgent de détails : fleurs, rochers, papillons, l’ensemble est plein de vie même si on peut regretter de trouver trop souvent d’immenses plaines assez vides. De même, l’affichage n’est pas optimal et le jeu souffre d’un clipping assez marqué. Les grandes structures restent dans l’ensemble visibles de très loin mais les éléments les plus petits ont tendance à s’afficher au dernier moment. Au final, rien de bien méchant, le jeu reste agréable à regarder et c’est un véritable plaisir de gambader dans ces contrées immenses, mais on peut regretter ce manque de finition flagrant.
L’ambiance sonore est en revanche irréprochable. Les musiques collent bien au jeu et participent à instaurer une ambiance bon enfant convenant parfaitement à un jeune public. Les bruitages, bien que discrets, sont réussis, tout comme les doublages en français très corrects.
Enfin, la durée de vie se situe dans la moyenne des autres jeux d’action-plateforme. Il faut une bonne dizaine d’heures pour en voir le bout. Néanmoins, boucler l’aventure à 100% requiert un peu plus de temps : trouver tous les œufs de dragon et les light gems tout en détruisant la totalité des dark gems rallonge de manière non négligeable la durée de vie. Cependant, la faible difficulté du titre fait de ce nouveau Spyro un jeu à réserver exclusivement au jeune public.

Spyro: A Hero's Tail - 59 Spyro: A Hero's Tail - 61 Spyro: A Hero's Tail - 51 Spyro: A Hero's Tail - 50 Spyro: A Hero's Tail - 46 Spyro: A Hero's Tail - 41 Spyro: A Hero's Tail - 43 Spyro: A Hero's Tail - 37 Spyro: A Hero's Tail - 26 Spyro: A Hero's Tail - 15 Spyro: A Hero's Tail - 14 Spyro: A Hero's Tail - 2 Spyro: A Hero's Tail - 3

les notes :


Graphismes 14/20 (7/10):

  

playfrance n'a pas donné de détails


Jouabilité 12/20 (6/10):

playfrance n'a pas donné de détails


Durée de vie 12/20 (6/10):

playfrance n'a pas donné de détails

 

Bande son 14/20 (7/10):

 
playfrance n'a pas donné de détails  

Scénario / : 

playfrance n'a pas noté le scénario

 

Note finale 14/20 (7/10):

Finalement, il aura fallu attendre près de 4 ans pour que le petit dragon violet créé par Insomniac Games hérite d’un jeu exploitant les capacités de la Playstation 2. Bien mieux réussi qu’Enter The Dragonfly, Spyro A Hero’s Tail est le titre parfait pour les débutants ou les enfants de par ses graphismes mignons et colorés et sa jouabilité et son challenge accessibles au plus grand nombre.

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je l'ai essayé :
j'ai put découvrir ce jeu par l'intermédiaire d'une démos et bien que le jeu n'était pas fini, je lui ai trouvé de grande qualité comme les graphismes magnifiques (mais épurés) la jouabilité exellente et des musiques magnifique bien que très éloignées de l'espris original de spyro. bien sur je lui ai trouvé quelques défaut comme certain saut délicats et une caméra un peu lente.
bien sur ce n'été qu'une démo de 10 minute mais elle en montrai assez pour que je puisse donner mon point de vue et je lui donne sans hésiter 16/20.
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et voici maintenant une petite vidéo
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test de the legend of spyro a new beginning (test de jeuxvideo.com)  (les tests) posté le jeudi 11 octobre 2007 15:33

Images The Legend Of Spyro : A New Beginning Playstation 2n'ayant pas testé le jeu, je vous met celui de jeuxvideo.com. mais je vous met en garde que les tests de ce site sont parfois un peu sévère et que la note ne reflète en rien les qualités du titre. d'après ce que j'ai entendu, ceux qui n'on pas ou peu joué aux épisode PSone  ne seron pas décut. les autres peuvent essayer mais risque d'être déçut. à vous de voir.

A la manière des stars déchues que l'on voit régulièrement ressusciter à la télé et tenter un come-back généralement perdu d'avance, Spyro revient pour la sixième fois cracher du feu sur consoles. Véritable emblème de la fin des années 90, le petit dragon n'a pas encore trouvé sa place dans les années 2000 avec des épisodes plus décevants les uns que les autres. L'heure du renouveau a pourtant sonné. Bien trop tard, malheureusement.

The Legend Of Spyro : A New Beginning

On ne va pas perdre de temps en détours inutiles et on va le dire dès à présent : ce nouveau Spyro est nul. Oui, je sais bien que c'est un peu cru dit comme ça, mais je vous assure, cette nouvelle déclinaison du dragon violet est absolument nulle. D'abord parce qu'elle n'est pas amusante, ensuite parce qu'elle ne respecte aucune - et je dis bien aucune - des caractéristiques de la série, enfin parce qu'elle est mal réalisée. Laissez-moi vous expliquer. Tout débute par la mise en place de l'intrigue. On y apprend vite que Spyro est une sorte de Moïse, appelé à libérer les siens des griffes du maléfique dragon Cynder. Sauvé de justesse alors qu'il n'était encore qu'un oeuf, puis abandonné sur la rivière, Spyro sera recueilli par une famille de libellules, ce qui l'amènera à devenir le meilleur ami de Sparx, l'insecte qui l'accompagne dans chacune de ses aventures. Spyro finira par découvrir un jour qu'il n'a rien d'une libellule mais qu'il est un vrai dragon, un dragon violet qui plus est, et donc qu'il possède un avenir exceptionnel puisqu'il devra affronter Cynder pour le réduire à néant. Ce n'est qu'après avoir été initié aux pouvoirs des souffles élémentaires (feu, électricité, glace et terre) auprès de quatres maîtres dragons que Spyro pourra espérer battre le Maître Noir. Bien. L'histoire de ce volet est un poil plus sombre que les précédentes, mais rien encore de bien gênant dans la découverte du titre.

Test The Legend Of Spyro : A New Beginning Playstation 2 - Screenshot 7 Les premiers pas sont par contre assez déconcertants. A la manière d'un beat'em all, des barres d'énergie font leur apparition pour indiquer le niveau de santé de Spyro mais aussi des ennemis touchés. On trouve également une jauge pour limiter l'utilisation des pouvoirs spéciaux - comprenez l'utilisation des flammes et autres rayons de glace et d'électricité. Pour recharger ces jauges ou améliorer l'efficacité des pouvoirs, il faudra récupérer des gemmes en tuant des ennemis ou en brisant des cristaux éparpillés un peu partout. A propos de gemmes, notez que Gros-sous, l'ours qui vous rackettait systématiquement dans les volets précédents, a totalement disparu, de même que Chasseur, Blinky et tous les autres personnages clés. Seuls Spyro et Sparx reviennent ici, perdus au milieu d'un univers qui ne leur convient plus franchement. Largement axé sur le combat (les phases de plates-formes sont quasiment inexistantes), ce volet marque clairement une rupture avec le passé de la série. Finis donc les niveaux ouverts ou la chasse aux gemmes, place à des séquences de combats totalement soporifiques dans lesquels Spyro mettra à profit son enseignement. Le joueur pourra ainsi tenter les quelques techniques et autre combos appris, ou simplement faire n'importe quoi avec les touches de la manette, ce qui fonctionne aussi bien. Les niveaux sont également très peu nombreux et on ne compte que deux pauvres phases de vol, là encore bien différentes de ce qu'on connaissait du dragon. Ces séquences sont simplement présentes pour nous permettre de détruire des vagues d'ennemis qui se jettent sur nous, mais rien d'amusant, là non plus.
Test The Legend Of Spyro : A New Beginning Playstation 2 - Screenshot 8

Niveau réalisation, c'est aussi la catastrophe. Accusant bien des lacunes au niveau graphique, le titre devient même injouable par une profusion d'effets spéciaux qui arrivent de toutes parts. Dès qu'un combat s'engage et que le dragon crache quelques flammes, c'est fini : l'écran est envahi de fumée et d'explosions qui cachent littéralement l'action. D'où cette idée persistante que les affrontements se règlent à l'aveugle sans jamais se servir des combos, ce qui est est finalement assez gênant pour un titre qui mise tout son gameplay là-dessus. Râté, lassant et répétitif, voilà donc comment définir ce nouveau Spyro. Cabrel avait raison, "c'était mieux avant".

les notes

 


 

Graphismes 10/20 :

Le problème, c'est que le jeu n'a pas évolué depuis la dernière fois, contrairement au design qui ne convient plus du tout au Spyro que l'on a connu. Les gentils monstres tout ronds laissent leur place à des ennemis plus sombres, et totalement dénués de charisme. Les effets spéciaux, bien que trop nombreux sont plutôt réussis. C'est déjà ça.


 

Jouabilité 8/20 :

Complètement fade, ce Spyro abandonne toute trace du gameplay qui a fait le succès de la série. Tout ce qu'on vous demande de faire ici, c'est d'avancer et de détruire les vagues d'ennemis qui se dressent devant vous. Au côté lassant de la chose s'ajoute un aspect totalement injouable car le titre abuse d'effets spéciaux qui masquent complètement l'action.


 

Durée de vie 10/20 :

Le jeu n'est pas très long à terminer avec seulement 6 environnements à traverser. Les niveaux ne sont pas spécialement grands, même si l'ennui peut nous convaincre du contraire.


 

Bande son 14/20 :

La version anglaise permet d'entendre quelques voix connues telles que celles d'Elijah Wood, de Gary Oldman ou de David Spade. En français, on a droit à leurs doubleurs officiels, ce qui nous assure déjà d'un boulot très correct à ce niveau. Les musiques donnent dans le style classique avec des compositions tantôt très douces, tantôt plus enjouées, mais rien de très mémorable, malheureusement.


 

Scénario 10/20 :

Spyro aurait pu être remplacé par n'importe quel personnage, cela aurait été la même chose. En d'autres termes, l'histoire racontée s'insère très mal avec l'univers dépeint dans les précédents volets de la série. Où est l'humour ? Où est la bonne humeur ? Où est le côté naïf et guilleret ?
 

Note finale 9/20 :

Je n'arrive décidemment pas à comprendre comment les développeurs en sont arrivés à un tel désastre. Outre l'univers qui ne colle pas avec Spyro, leproblème vient surtout du fait que le jeu n'est pas amusant une seule seconde. En effet, on se lasse très rapidement du gameplay qui n'a rien d'autre à offrir que des centaines de combats rendus illisibles par une profusion d'effets pyrotechniques. Spyro continue son naufrage.

 

Images The Legend Of Spyro : A New Beginning Playstation 2

 

 

 

 

 

 

 

 

voici un petit aperçut du jeu sur une belle musique en provenance de ce jeu

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test the legend of spyro : the eternal night (test de jeuxvideo.com)  (les tests) posté le samedi 26 janvier 2008 23:19

Tel un phénix à écailles, Spyro tente régulièrement de renaître de ses cendres et de renouer avec sa gloire passée. Véritable idole des jeunes à la fin des années 90, l'aura du petit dragon violet s'est depuis longtemps flétrie au fil d'épisodes plus décevants les uns que les autres. Comme son prédécesseur, ce nouvel opus, sous-titré Eternal Night, tente donc de redonner des ailes au reptile. Malheureusement, on constatera bien vite que Spyro n'est vraiment plus que l'ombre de lui-même.

The Legend Of Spyro : The Eternal NightDeuxième épisode d'une trilogie censée apporter un second souffle au petit Spyro, Eternal Night se base sur la même trame scénaristique que son prédécesseur. Si les plus courageux se souviendront peut-être de la façon dont se clôturait le dernier opus, une petite piqûre de rappel ne sera sans doute pas de trop pour la majorité des joueurs. La fin de A New Beginning voyait Spyro combattre une Cynder possédée et maléfique. Vaincue, la petite dragonne reprenait alors sa forme originelle et nous imaginions déjà que les deux bestioles vivraient de nombreuses années de paix et de bonheur. Oui, sauf que non. Extrêmement perturbée par le mal dont elle fut indirectement la cause, Cynder décide de s'exiler loin des êtres qu'elle aime. Et c'est lorsque Spyro, sorte de Saint-Bernard à écailles, tente de l'en dissuader que les choses se gâtent sérieusement. En effet, des monstres sortis d'on ne sait trop où se mettent encore une fois à déferler sur le monde et séparent les deux amis. Spyro, n'écoutant que son coeur de dragon, repart donc sur le sentier de la guerre afin de retrouver la pauvre Cynder. En usant de sa maîtrise des pouvoirs du feu, de la foudre, de la glace et de la terre (qu'il pourra d'ailleurs renforcer en récoltant des orbes d'énergie), Spyro part une nouvelle fois à l'aventure en entraînant un joueur encore plein d'espoir, un espoir fou et innocent que la nature même du jeu ne tardera pas à piétiner joyeusement.

Test The Legend Of Spyro : The Eternal Night Playstation 2 - Screenshot 18Il est violet, il n'est pas content, et en plus, il ne digère pas les haricots.

Si The Legend Of Spyro : The Eternal Night cherche à pousser plus avant l'histoire entamée dans le premier volet de cette nouvelle trilogie, il en reprend également les mécanismes de base, ce qui malheureusement, inclut aussi tous les défauts. Sur le fond, il s'agira toujours de faire traverser des niveaux remplis de plates-formes récalcitrantes et d'ennemis costauds à notre Spyro national, le tout, en gardant un oeil sur ses jauges de vie et d'énergie (cette dernière servant à alimenter ses différents types de souffle). Comme précédemment, il faudra frapper des cristaux de différentes couleurs, ou même pulvériser les nombreux ennemis présents dans les niveaux, afin de remplir les deux barres en question. On notera également l'apparition d'une attaque spéciale que notre bon dragon ne pourra déclencher qu'une fois rassemblés assez d'orbes violets. Plus rigolo, le mode "Dragon Time" permet de ralentir le temps pour mieux franchir certains obstacles. Un ajout sympathique qui néanmoins, ne parviendra pas à dissimuler la nature approximative des contrôles. S'il est agréable de ralentir occasionnellement le temps, comment ne pas avoir envie de pulvériser la console, ou tout du moins la galette du jeu, lorsqu'on s'aperçoit qu'un simple double-saut ne s'effectue convenablement qu'une fois sur deux ? C'est ainsi que Spyro transforme souvent une simple phase de plate-forme en véritable calvaire.

Test The Legend Of Spyro : The Eternal Night Playstation 2 - Screenshot 19Cet épisode s'axe surtout sur les combats. Des combats répétitifs et franchement pénibles.

Outre la structure extrêmement linéaire d'un jeu qui se destine bien évidemment aux plus jeunes, comment ne pas s'insurger devant ces nombreuses et inutiles cinématiques qui interviennent constamment pour nous montrer que tel ou tel monstre vient de pénétrer dans la salle ? Amusantes un temps, ces cut-scenes n'ont d'autre utilité que de hacher l'action. Action qui vous apparaîtra d'ailleurs poussive et laborieuse du fait de très nombreux combats contre des vagues interminables d'ennemis. Et le pauvre Spyro, même capable de ralentir le temps pour ajuster au mieux ses mandales, sera bien trop souvent submergé. Effectivement, les attaques du cracheur de feu, en plus d'être lentes, ne semblent généralement pas très efficaces. C'est ainsi que le moindre monstre devra être copieusement passé à tabac avant de rendre l'âme. Pire, la plupart des mandales qu'encaissera Spyro auront pour résultat de le sonner quelques secondes, donnant ainsi l'occasion à un autre monstre d'y aller de ses tonitruants bourre-pifs, et ce, jusqu'à ce que mort s'ensuive. L'action souffre en plus d'une caméra récalcitrante et presque entièrement manuelle qui pose de sérieux problèmes de lisibilité. Bref, vous l'aurez compris, de très nombreux défauts s'accumulent et font de The Eternal Night un jeu frustrant et fondamentalement ennuyeux. A éviter.

les notes :


Graphismes 10/20 :

Si les codes graphiques instaurés par les développeurs de Krome dans A New Beginning restent plus ou moins les mêmes, on note tout de même que les environnements sont encore plus sombres que par le passé. Beaucoup moins féerique, le Spyro nouveau offre des niveaux obscurs, sinistres et qui se ressemblent tous énormément. Quant aux ennemis, ils manquent toujours autant de charisme.


Jouabilité 8/20 :

Difficulté mal dosée, contrôles approximatifs qui vous forcent souvent à reprendre plusieurs fois une même séquence de jeu, caméra bancale et énigmes plates font de ce nouvel épisode de Spyro une véritable épreuve.


Durée de vie 11/20 :

Les nombreuses améliorations et bonus à débloquer n'y feront rien, le jeu ne devrait pas vous retenir plus d'une journée, et encore.

 

Bande son 14/20 :

 
Comme pour le dernier épisode, la version anglaise permet d'entendre quelques voix connues telles que celles d'Elijah Wood, de Gary Oldman ou de David Spade. En français, on a droit à leurs doubleurs officiels, ce qui nous assure déjà un boulot très correct à ce niveau. Les musiques donnent dans le style classique avec des compositions tantôt très douces, tantôt plus enjouées, mais rien de très mémorable, malheureusement.  

Scénario 10/20 :

On continue sur les bases instaurées par le dernier épisode. Exit l'humour et la bonhomie des premiers épisodes pour des propos plus sombres et nettement plus insipides

 

Note finale 8/20 :

La nuit tombe sur la légende Spyro, plus froide et plus épaisse que jamais, et on commence à désespérer de voir jamais le dragon renaître de ses cendres. Brouillon, plat, desservi par une jouabilité lourde de défauts, The Eternal Night finit d'ôter à la licence tout ce qu'elle avait de frais et d'agréable. Un titre à éviter, à moins d'avoir des tendances masochistes.
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